Ce qui justifie ce programme, et ce qui ne le justifie pas
Nous publions ici les raisons de nos choix, y compris celles qui limitent nos promesses. Un support qui survend est un support à réécrire.
Pourquoi le primaire est la bonne fenêtre
Les méta-analyses des programmes de compétences psychosociales montrent des effets qui persistent au suivi, et ces effets sont nettement plus marqués quand le programme est conduit tôt.
Taylor et al., 2017 — méta-analyse des effets à distance des programmes d’apprentissage social et émotionnel.
- Des compétences observables en classe : nommer une émotion, écouter sans couper, demander de l’aide.
- Un climat de classe plus calme, constaté par les enseignants.
- Un vocabulaire émotionnel plus riche chez les élèves.
Ordre de grandeur : 0,1 à 0,3 écart-type. C’est réel, ce n’est pas spectaculaire.
- Aucun effet démontré sur les résultats scolaires.
- Aucun effet clinique : ce n’est ni une thérapie, ni un dispositif de soin.
- Aucun effet automatique : sans les rituels quotidiens, la séance reste un moment isolé.
Les cinq principes de conception
L’élève fait, il n’écoute pas. Plus de la moitié du temps de séance est du jeu de rôle ou de la manipulation.
Quatre séances par module, dans un ordre qui ne s’intervertit pas : découvrir, s’entraîner, transférer, montrer.
L’objectif est dit aux élèves, en une phrase, au début de chaque séance.
Pas d’intervenant extérieur. C’est l’adulte qui vit la classe le reste de la semaine qui fait tenir les acquis.
Ni badge, ni point, ni classement. On célèbre un comportement observé — « j’ai vu trois élèves attendre leur tour » — jamais une performance.
Les sept compétences reprennent le référentiel des compétences psychosociales de Santé publique France (révision 2025) et se recoupent avec le cadre européen LifeComp. Aucune compétence n’a été inventée pour les besoins du programme.